I’m a mess

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#19 – Witch

Nineteenth, nineteenth century witch hunt,

Supergroups have a tendency to suck hard, or at least have something artificial and unwanted about them. Witch doesn’t. Witch is a supergroup of humble mid-western 90’s indies. Witch is a supergroup made not to leverage celebrity into super-fame, but to quench the thirst for musical violence of its super-members.

Violence isn’t intrinsequely reprehensible. Harm is. Witch hits you in the face with such violence, you can’t feel anything for a while. Like good speed. No more pain, no more problem. “1000 MpH, living on volume and burning rubber”. Motorhead meets Kyuss, they swap bikes and go for a ride with the devil. That’s the madness of Witch.

The execution of this by-the-book stoner metal paroxism is so perfect, you won’t be able to go back to normal-groups easily.

#18 – Love it to death

Eighteenth, I am eighteenth.

I suppose the mp3 killed a lot of things (Neil Young’s eardrums for example) but to me, the iPod and its shuffle mode was the real problem. Being able to playlist tracks without even thinking about cohesion, or just push a button displaying two entangled arrows to play every tracks I own in random orders, it isolated music artificially.

Alice Cooper makes sense in the stories unfolding throughout his albums. Welcome to my nightmare’s Only Women Bleed is painful to listen to if Department of Youth isn’t immediately followed by Cold Ethyl (and yet…). The same isn’t as true with Love it to death because every goddamn track in this album is incredible. Yet, I didn’t get into it until I got my hands on a vinyl player a couple of years ago. Forcing me to listen to every tracks, in their entirety, over, and over, and over again.

Music is not just tracks played here and there in random places and order. Just like any other art production, it doesn’t suffice itself but needs arranging and rearranging. DJaying and remixing make sense in music, just like curating and editing make sense in photography. Art creates affect, affects assemble, assemblages vibrate.

#17 – A Date with Elvis

Seventeenth day, a date with Poison Ivy.

A woman in charge. Which seemed absolutely normal until later in life. Until this very top 10 of my most influencial albums. How can you not be shocked at the very small number of women in there?! Oh yeah, sure, there were women in the Revillos. But Poison Ivy and Toody Cole were in charge of their respective band. And also probably mourning their partner by now…

Before I got to listen to country, there was Poison Ivy’s guitar. A huge determinant to my own style of playing. She would set a goal: playing less, more important notes, and stop fearing silence. I am still learning from every minute of the Cramps. Guitar is not important because it’s always there, loud and distorted, but because it’s there when there’s room to make an impression.

Leave room around you for others to step in when needed.

#15 – Too Much Guitar

Quinzième jour, trop de guitare.

Je viens d’apprendre que Jay Reatard était ingé son sur cet album. Quand j’ai serré la main de mon collegue ingénieur James Williamson je me suis dit que plus tu grandis, plus le monde devient petit.

Puis quand on a bu des coups avec Greg Cartwright, Mannucci, Eugène, Karine, etc. je me suis dit que tout était à portée de mediator dans ce monde de gros looseurs.

Puis j’ai arrêté de réfléchir et j’ai ré-écouté Too Much Guitar et Raw Power en fumant des clopes à jeun. Tout avait un son, une odeur et un goût de brulé. Trop rapide, trop fort, trop saturé. Trop bon.

#14 – Electronic Pop Music created by The Dum Dum Boys

Quatorzième jour, facebook a cru que mon compte avait été piraté tellement je sors carrément des sentiers battus du comportement en ligne…

Didier Balducci, personne n’a mis cet album sur youtube ?! C’est limite la classe de nos jours. La référence est sur Discogs, au moins ça.

1999, j’avais 13 ans, j’étais un petit con mais jamais le pire, mon papa passait plein de temps à travailler au sous-sol. J’avais pas encore trop trop le droit d’aller aux concerts parce que sinon il aurait fallu emmener mon frère, et il était vraiment trop petit.

En attendant, j’apprenais à jouer de la guitare à l’envers en essayant de reproduire le son de Baldu (sur sa guitare d’ailleurs !)

EPMCBTDDB

#13 – Defiance

Treizième jour, il y a un feu en occident.

Mensonge éhonté de ne présenter qu’un album, Defiance ou In the Graveyard, puisque lorsque Etienne m’a parlé de Dead Moon, j’ai avalé cul-sec la totalité de la discographie comme un verre de moonshine de Popcorn Sutton.

Et ça tape. L’énergie compte plus que tout quand on sait ni jouer, ni chanter, ni danser. L’énergie du désespoir compte encore plus quand on en est pleinement conscient.

#12 – Protection

Douzième jour, l’armure.

Souvenirs d’enfance cristalins, sur la route entre Propriano et la Roccapina. L’orage, le marais, le réchaud, la forêt, le reste.

Lorsqu’on me parle de roadtrip, je mets la barre toujours un peu trop haut depuis. Tu ressors pas du tour du monde en Fiat Panda indemne.

Surtout quand t’as que deux cassettes : Protection et Ultra de Depeche Mode.

#11 – Fire of Love

Onzième jour, le feu de l’amour.

À en croire wikipédia, Jack White se demanderait pourquoi on apprend pas For the Love of Ivy et Sex Beat à l’école. Je crois savoir pourquoi.

Parce que cette ambiance profondément malsaine, faite de mélancolie, de violence, d’héroine, de boue, de sexe exorcistique et de religion perdue sous les lignes à haute tension du désert de Mojave, c’pas franchement kid-friendly.

En revanche on peut tous apprendre à chanter aussi faux que Jeffrey.

#10 – Remember me this way

Dixième jour, l’horreur.

Comment faire face à l’horreur. Jetée au visage de tous comme une leçon à apprendre par coeur, elle trace bien plus qu’une simple frontière à ne pas dépasser.

C’est dans la manière dont le traumatisme se sédimente que se joue le respect de soi. Ressassé ou subit, il construit des schemata que nous reproduirons à chaque choc.

D’abord, la réalisation qu’il n’y a de blessure traumatique que dans l’incompréhension. Ensuite la recherche par l’empathie du schema qui mena à l’horreur, la cartographie des affects dont elle est issue. Puis le refus de rejeter, la volonté de guérir, soi et les autres.

Le tout, en dansant frénétiquement sur un rythme primitif.

[Spoiler : je ne vais pas m’arrêter]